Le bon usage du médicament

Mésusage du médicament 

Des conséquences graves, parfois dramatiques…et pourtant évitables 

« Les médicaments ne sont pas des produits ordinaires, ne les prenons pas à la légère … », avertit l’ANSM (Agence Nationale de Sécurité du Médicament), qui a lancé, cette année, une grande campagne nationale de sensibilisation sur ce sujet majeur de santé publique.

Ce phénomène redouté porte un nom : l’iatrogénie. Il désigne les conséquences indésirables liées à un acte de santé inapproprié, qu’il soit de la responsabilité des professionnels de santé ou du patient. 

Appliquée au médicament, dans ses formes les plus graves, l’iatrogénie tue : pas moins de 10 000 décès par an en France lui sont imputables. En outre, c’est plus de 130.000 hospitalisations qui pourraient être évitées chaque année grâce à une meilleure surveillance de la prise de médicaments.

Encore trop d’accidents sont la conséquence d’un mauvais suivi des traitements. L’automédication inappropriée, les erreurs de dosage, la consommation sans indication médicale … peuvent en effet avoir des conséquences dramatiques, notamment pour les patients âgés chroniques et poly-médiqués

Si la santé n’a pas de prix, elle a un véritablement un coût. Un coût humain, médical et financier qui doit inviter les patients et l’ensemble des acteurs qui les entourent à prendre la pleine mesure de l’enjeu. 

Pouvoirs publics, Assurance Maladie et organismes de complémentaires santé, médecins, pharmaciens, professionnels de santé, aides à domicile et aidants familiaux, chacun, a un rôle à jouer pour garantir la bonne utilisation des médicaments.

Quels les sont les principaux facteurs de risque à surveiller ?

Parmi les facteurs de risque les plus communs, on compte évidemment la polypharmacie (le fait de prendre de manière régulière plus de 4 médicaments par jour), l’âge (les personnes très jeunes ou très âgées sont plus vulnérables), et, bien sûr, l’état de santé, avec un risque notable pour les patients atteints d’affection altérant leur jugement. 

Pami les populations âgées, selon une étude récente, « (les) patients chroniques poly-médiqués estiment qu’au-delà̀ de 7 médicaments par jour, ça devient trop pour eux ». Ce constat crée un risque de « sélection » parmi les traitements à prendre par cette population.

Autres enseignements redoutables de cette étude : les patients eux-mêmes semblent minimiser l’impact de ces petits arrangements, voire déclarent bien prendre leurs médicaments alors que la réalité est toute autre. 

Ce défaut d’observance met directement leur santé en péril.

Quelles solutions et quelle marge de manœuvre pour les acteurs de la chaîne de soins ? 

Engagés au quotidien en faveur de l’amélioration de l’état de santé de leurs patients, les professionnels de santé savent, en outre, que leur responsabilité civile et pénale peut être directement engagée en cas de défaut d’observance. Toute erreur de dosage, de posologie ou encore un simple oubli aux conséquences graves, peut, potentiellement, et parfois injustement, leur être imputé. 

Pour améliorer le respect des traitements, autrement dit, pour améliorer l’observance, une des clés réside sans doute dans la capacité des acteurs de santé à renforcer leur coordination. Grâce à une information partagée et à un véritable parcours d’observance du patient, chacun devrait pouvoir s’assurer de la bonne utilisation des médicaments.  Une autre piste à explorer réside probablement aussi dans la relation de confiance et de dialogue qui s’instaure entre le patient et le pharmacien. « Acteur de santé de proximité, le pharmacien a un rôle clé, en coordination avec les autres professionnels de santé, pour proposer des solutions simples, concrètes et durables et prévenir les accidents liés aux médicaments. »

En tout état de cause, le sujet de l’observance demeure un sujet sensible, d’autant plus sensible que l’entourage affectif proche du patient chronique se sent souvent aussi investi de cette mission de suivi.

Quel rôle pour l’entourage du patient ?

En termes de prise en charge des patients âgés en situation de perte d’autonomie et vivant au domicile, les aidants familiaux jouent fréquemment un rôle crucial, que ce soit pour aider à accomplir des gestes simples de la vie quotidienne ou pour aider leurs proches à prendre correctement leurs médicaments. 

Que le patient bénéficie d’une aide à domicile ou non, les aidants se retrouvent souvent sans repères et démunis pour faire face, seuls, à la prise en charge de leur proche parent. 

La question de la bonne prise des médicaments peut devenir, dans ce contexte, parmi d’autres motifs légitimes de préoccupations, une véritable source d’anxiété, alourdissant une charge mentale déjà bien difficile à gérer. 

Sur cette question de l’aide aux aidants, comme sur celles de la prévention ou du renforcement de la coordination des soins de proximité, les pouvoirs publics ont assurément un rôle moteur à jouer pour lutter efficacement contre le mésusage du médicament.

Que faire pour relever ce grand défi de santé publique ?

Outre les conséquences directes sur l’état de santé des patients, le phénomène soulève des questions de société, et fait peser une pression certaine sur notre système de soins. 

Les hospitalisations, le coût engendré par celles-ci mais également l’augmentation des visites médicales liées au mauvais usage du médicament constituent un risque de « surcharge » pour notre système de soins, déjà mis à rude épreuve dans notre société « vieillissante ». 

D’un point de vue économique, les erreurs médicamenteuses entraînent des coûts importants pour le système de santé. Selon une étude publiée sur le site John Libbey Eurotext : « L’iatrogénie médicamenteuse (…) est impliquée dans 6,5 % des admissions hospitalières, 9 % des séjours hospitaliers et 15 % des admissions en réanimation (…) la durée médiane de séjour était de quatre jours en réanimation suivis de neuf jours dans un autre service pour un coût moyen par patient de 12 315 €. »

La lutte contre le mauvais usage du médicament est un enjeu complexe, qui touche aussi bien à la santé individuelle des patients, à leur qualité de vie, qu’au droit au répit et au soulagement pour les aidants, ou encore à l’équilibre économique et social de tout notre système de soins. Les pouvoirs publics doivent jouer un rôle accru en termes de prévention et de promotion de pratiques médicamenteuses responsables, sûres et efficaces. Jongler avec sa prescription peut vite se révéler dangereux !

Comment favoriser le bon usage du médicament auprès des patients âgés chroniques en situation de perte partielle ou totale d’autonomie ?

Le suivi régulier est nécessaire pour prévenir les risques liés au défaut d’observance. Même avec la meilleure volonté du monde, au-delà d’un certain âge – 80 ans selon certains spécialistes – de véritables problématiques de reconnaissance visuelle des médicaments se posent.

Le nombre de médicaments à prendre, la fréquence des prises au sein d’une même journée ainsi que le degré de précision des dosages requis peuvent devenir très vite complexes à appréhender pour un patient très âgé en situation de fragilité.

A cet égard, le dialogue soigné – soignant et la coordination des professionnels de santé demeurent essentiels ! Des solutions pratiques existent également : les piluliers, par exemple, sont des outils simples qui permettent un suivi efficace des prises lors qu’ils sont utilisés correctement. 

Toutefois, cela reste difficile pour l’aidant ou le soignant de s’assurer de la prise lorsque le patient est seul, isolé, voire en rupture de lien social. Et c’est là que le rôle du pharmacien, notamment dans les petites agglomérations, peut être décisif : « Le pilulier préparé par le pharmacien est une solution d’avenir pour renforcer le dialogue et le soin de proximité ». 

« A partir de 80 ans, voire avant si la situation l’exige, la sécurité devrait imposer de faire préparer un pilulier hebdomadaire par le pharmacien »

Ensemble, pouvoirs publics, professionnels de santé, entreprises de santé et acteurs de la protection sociale, mobilisons-nous et agissons pour sensibiliser nos aîné.e.s et tous nos concitoyen.ne.s à un meilleur usage du médicament. 

Medissimo, entreprise résolument engagée en faveur du bon usage du médicament, propose des solutions en piluliers associées à des dispositifs numériques de surveillance qui permettent aux patients, à leurs proches, aux pharmaciens et aux soignants de surveiller, en temps réel, et en toute sérénité la prise des médicaments par le patient.

1 Selon AMELI
2 Patients dont la consommation quotidienne est supérieure ou égale à 5 médicaments
3 Selon le docteur Vétel : « les problèmes de mémoire, de vue, le manque de dextérité sont les principaux facteurs d’inobservance », cité dans la Revue Notre Temps, « Zut, j’ai oublié de prendre mes médicaments », nov. 2023
Sondage exclusif OPINION WAY – MEDISSIMO – NOTRE TEMPS réalisé auprès d’un panel représentatif de personnes de plus de 60 ans vivant à domicile, en France métropolitaine, et prenant au moins cinq médicaments différents par jour, Revue Notre Temps, nov. 2023
Le sondage en 4 met bien en lumière l’ampleur des écarts entre l’observance déclarée et l’observance réelle
Un aidant est une personne qui vit et agit dans l’entourage immédiat d’une personne malade, souffrante, ou en perte d’autonomie. Il ne s’agit pas d’un statut juridique à part entière.
Caroline Blochet, docteure en pharmacie, op.cit., Revue Notre Temps, nov.2023
Site de publications scientifiques spécialisées : Iatrogénie médicamenteuse responsable d’hospitalisation en réanimation : étude descriptive dans un centre hospitalier.
Caroline Blochet, docteure en pharmacie, op.cit., Revue Notre Temps, nov.2023
10 Dr Vétel, op. cit., Revue Notre Temps, nov. 2023

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La solution Medipac pour simplifier les prises de médicaments

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La solution Medipac comprend un pilulier sécurisé et connecté à l’application en pharmacie par un QR code. La solution peut intégrer une application pour les aidants proches. Les données alimentent un bilan d’observance pour échanger avec le pharmacien et réviser le traitement avec le médecin. L’utilisation est offerte.

La solution Kimed pour se protéger des oublis de prise de médicaments

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La solution Kimed connecte une application patient à une application en pharmacie. Le patient reçoit des notifications pour prévenir les oublis et renseigner l’observance, les effets indésirables et les médicaments pris en plus. Les données alimentent un bilan d’observance pour échanger avec le pharmacien et réviser le traitement avec le médecin. L’utilisation est offerte.

Mono28

Ce pilulier non détachable permet de reconditionner les médicaments par moment de prise, pour un mois. À privilégier en cas de changements de traitement fréquents.

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MULTIPLUS®. 7 jours de traitement par dose

MULTIPLUS® permet de conditionner tous les médicaments dans une même dose et pour une semaine. Le pilulier MULTIPLUS® est utile en établissement lorsque la préparation nécessite de conserver le blister d’origine et qu’elle ne nécessite pas d’isoler les médicaments les uns des autres.

Monoplus

Ce pilulier détachable permet de reconditionner les médicaments par dose mais séparément, pour une semaine. A privilégier en cas de rangement en casiers nominatifs.

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MEDIPAC PLUS® : Le plus grand

MEDIPAC PLUS® est un pilulier avec des compartiments profonds. Il permet la préparation des médicaments en conservant le conditionnement unitaire du laboratoire pharmaceutique. Le pilulier MEDIPAC®PLUS plus est à privilégier lorsque le patient prend des médicaments en sachet.
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MEDIPAC BOX® : Sa force est d’être discret

La boite contient les doses de médicaments pré-détachées et des médicaments hors pilulier pour la semaine ainsi que l’ordonnance.
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MEDIPAC® : Simple comme un livre de poche

Bleu acidulé, MEDIPAC® se voit de loin et se glisse partout pour garder les médicaments de vos patients bien rangés.
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Le bilan d’observance

Le bilan d’observance est un tableau résumé des prises médicamenteuses permettant de réévaluer les traitements à partir de l’App Pharmacien et l’App Etablissement.

Le bilan est disponible pour chaque patient sur les applications des infirmiers et des pharmacies.

Le bilan offre une vision globale et détaillée de l’observance et aide à mieux comprendre les motifs de non-administration à un moment donné. L’analyse du bilan par le médecin permet d’agir pour favoriser le bon usage du médicament. 

Le bilan de bon usage

Le bilan de bon usage est un ensemble de tableaux résumés permettant d’identifier les patients et les médicaments à risques à partir de l’app Medissimo Pharmacien.

Le bilan est disponible pour l’établissement sur l’application des pharmacies.

Le bilan offre une vision globale des risques médicamenteux à un moment donné. L’analyse du bilan par le médecin permet d’agir pour favoriser le bon usage du médicament. 

La plateforme MEDISSIMO offre ce service de sécurité et de traçabilité des traitements pour les patients à domicile et en établissement, incluant la mise sous piluliers des médicaments en pharmacie et le suivi de traitement en coopération entre professionnels de santé, en lien avec les familles.

La plateforme réunit le pharmacien qui délivre le traitement sous traçabilité totale, le patient ou son aide à domicile qui renseigne les prises à partir du pilulier MEDIPAC® préparé par un professionnel de santé, et de l’infirmier qui surveille le traitement en lien avec le pharmacien et la famille, pour informer le médecin en cas de risque médicamenteux.

En cohérence avec la priorité de santé publique définie dans la stratégie nationale de santé, le trinôme pharmacien – infirmier – médecin traitant est au cœur de la plateforme conçue par MEDISSIMO dans l’objectif de favoriser le bon usage du médicament.

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