À moins d’un an d’échéances électorales importantes en France (présidentielles et législatives), et à quelques mois de la mise en œuvre du Projet de Loi de Financement de la Sécurité Sociale 2017 (PLFSS), plusieurs collectifs et syndicats de professions de santé tentent de se faire entendre afin d’alerter sur leur situation, et partager leur vision de l’avenir. L’observance, la PDA et le bon usage du médicament sont des thèmes récurrents de leurs réflexions.

Ainsi plusieurs initiatives ont vu le jour ces dernières semaines.

Pharmacie Giraud Ecully imedipac

Le « Manifeste pour la pharmacie française »

Il a été présenté le 6 juillet 2016 par neuf organisations représentatives de la profession : « la Fédération des pharmaciens d’officine (FSPF), l’Union des syndicats de pharmaciens d’officine (USPO), l’Union nationale des pharmacies de France (UNPF), les sections A (titulaires d’officine), D (adjoints) et E (DOM-TOM) de l’Ordre national des pharmaciens (ONP), l’Association nationale des étudiants en pharmacie de France (ANEPF), la chambre syndicale des groupements et enseignes de pharmacie (Federgy), le Collectif national des groupements de pharmaciens d’officine (CNGPO), l’Union des groupements de pharmaciens d’officine (UDGPO) et l’Association de pharmacie rurale (APR). Il s’agit aussi pour elles de préparer « la négociation de la convention nationale pharmaceutique qui engagera les pharmacies, l’Assurance maladie et l’État pour 5 ans » »

Ce manifeste pointe une inquiétude autour de la rémunération des officines « La rémunération des pharmacies d’officine est en forte diminution pour la deuxième année consécutive. La perte s’accélère encore en 2016 avec une chute de plus de 2% sur les quatre premiers mois de l’année » entraînant « des fermetures brutales en remettant en cause le maillage territorial et menaçant des emplois ». En effet la pharmacie d’officine c’est 22 221 établissements, 120 000 emplois et 6500 apprentis.

Dans sa volonté de réformer la profession, le manifeste appelle notamment à :

« Conforter la place du pharmacien dans l’observance et le bon usage du médicament, renforcer le rôle du pharmacien auprès des personnes âgées en ville et en EHPAD, développer les actions de prévention et de dépistage à l’officine, organiser la continuité ville/hôpital, développer la coordination entre les différents professionnels de santé, et obtenir une rémunération adaptée à ces nouvelles missions. »

Medissimo, grâce à ses piluliers technologiques comme medipac et le pilulier connecté imedipac, s’engage depuis toujours auprès de la profession dans ces objectifs. Outre les bénéfices en terme de santé publique et de qualité de vie pour le patient, les économies réalisées par la collectivité, c’est aussi assurer un revenu supplémentaire pour l’officine. Medissimo propose des solutions pour la PDA des patients à domicile mais également en Ehpad.

En savoir plus

Réseau medipac - Patients, père et fils, et pharmacienne - Pilulier Medissimo

Le collectif « Bon usage du médicament »

Formé par plusieurs professionnels et industriels du secteur (comme Korian, Vidal, le LEEM, mais aussi les ordres des masseurs-kinésithérapeutes, des infirmiers ainsi que la FSPF et l’USPO déjà cités ci-dessus) ce collectif se donne pour mission de sensibiliser professionnels et grand public autour des risques de iatrogénie médicamenteuse

Comme ils le rappellent :

« Près de 6 millions de personnes sont âgées de plus de 75 ans en France (INSEE). La iatrogénie médicamenteuse est responsable de 128 000 hospitalisations par an (Ministère des affaires sociales et de la santé). 20 % des hospitalisations des patients de plus de 80 ans sont dues à la iatrogénie médicamenteuse.

Sachant que 90 % des personnes âgées vivent à leur domicile (INSEE) et que 75 % des prescriptions sont réalisées par les médecins généraliste, l’efficacité de la lutte contre la iatrogénie médicamenteuse chez les personnes âgées passe par un renforcement des moyens mis en œuvre dans le secteur des soins primaires, médecins traitants, pharmaciens, infirmiers et kinésithérapeutes en particulier. »

Là encore Medissimo œuvre au bon usage avec ses piluliers sécurisés qui permettent de ne plus se tromper dans la prise de ses médicaments.

L’Académie Nationale de Médecine et la prise en charge des patients chroniques

L’Académie Nationale de Médecine souhaite redéfinir et valoriser le rôle du médecin généraliste dans la prise en charge des maladies chroniques.

« Les maladies chroniques sont la première cause de décès et la source principale des dépenses de santé. Leur dépistage précoce permet de limiter leur gravité évolutive et de réduire sensiblement leur coût. Mais, leur suivi thérapeutique se heurte à deux obstacles : le défaut fréquent d’observance du traitement par le patient et aussi, plus rarement, l’inadaptation thérapeutique à l’évolution clinique par le médecin. C’est pourquoi, il faut revoir fondamentalement la prise en charge du patient chronique pour le rendre autonome dans la gestion de sa maladie tout en donnant au praticien les moyens de gérer et de coordonner les diverses étapes de son parcours de soin. »

Medissimo propose aux patients une application mobile permettant de partager des rapports d’observance, mais aussi les éventuels effets indésirables, avec les personnes de son choix. Ainsi le médecin traitant peut les consulter et prendre les mesures qui lui sembleront nécessaires auprès du patient mais aussi du réseau de soin.

En savoir plus

Les infirmières et infirmiers aussi s’engagent avec l’Étude Hygée

Nous vous en parlions ici, Hygée est une étude lancée dans un partenariat Medissimo avec la FNI (Fédération Nationale des Infirmiers).

Selon la FNI :

« Aujourd’hui, dans notre pratique, nous assurons un suivi de l’observance et nous faisons de l’éducation thérapeutique. Sauf que ce rôle s’accomplit dans l’ombre et sans réelle reconnaissance de la valeur ajouté des compétences infirmières mobilisées.

Pour le faire savoir et le faire valoir, il faut apporter la preuve de la pertinence de nos actions.

En participant activement à l’étude HYGÉE, vous apporterez la preuve du rôle infirmier dans la prévention de la iatrogénie médicamenteuse et dans la réduction de la perte de chances du patient par une meilleure adhésion au traitement. »

Etude-Hygee-Medissimo-FNI

D’autres initiatives autour du rôle des professionnels de santé, de l’observance et du bon usage des médicaments, pourraient encore apparaître d’ici les prochaines semaines. Qu’en pensez-vous ?

Enregistrer

Enregistrer

Enregistrer

Enregistrer

Enregistrer

Enregistrer

Enregistrer

Enregistrer

Enregistrer