Cela fait le buzz, les médias reprennent tous cette info, et pour cause l’accroche a de quoi interpeller : plus de 10.000 morts, et c’est une hypothèse basse, par an pour mauvais usage des médicaments. À cela il faut ajouter les hospitalisations qui seraient au nombre de 130 000 et d’une durée moyenne d’une dizaine de jours. Principaux touchés : les seniors entre 75 et 84 ans qui prennent  quatre médicaments différents, en moyenne.

C’est le « Collectif Bon Usage du médicament » qui interpelle en indiquant que dans 45 à 70% des cas ces accidents seraient évitables ! 10 000 c’est trois fois plus que les accidents de la route souligne  même le collectif. Alors qu’attendons-nous ?

Pour cela il faut s’attaquer à la iatrogénie médicamenteuse résultat d’un nombre souvent excessif de médicaments, des oublis, des erreurs de prise, des effets indésirables et des interactions médicamenteuses. Les piluliers proposés par Medissimo et nos logiciels comme Siapda et l’application mobile Observance, contribuent à éviter les oublis et les erreurs, mais aussi à partager ces informations entre patient et professionnels de santé. Le Dossier Médical Partagé comme le Bilan de Médication devraient aussi permettre d’améliorer cette situation.

Nous retrouvons dans ce collectif de nombreux acteurs de la santé : professions médicales, paramédicales et pharmaceutiques, de l’industrie pharmaceutique, de l’assurance complémentaire santé, et des systèmes d’information liés à la santé. L’Institut du Bien Vieillir Korian en fait partie. Vidal également.

Medissimo participe justement à l’étude DemAsch menée par Korian, Vidal, ainsi que le Gérontopole Champagne-Ardenne et le CHU de Reims.

Cette étude, menée en 2018, consiste en l’analyse des prescriptions dans 10 EHPAD Korian (Cette étude devrait être étendue en 2019 à l’ensemble des EHPAD du Groupe Korian). Elle montre déjà une utilisation très fréquente et transversale de médicaments à propriété anticholinergique (une substance qui inhibe, c’est-à-dire empêche l’action de l’acétylcholine, un neurotransmetteur). Cette propriété est parfois masquée ou méconnue. Les anticholinergiques peuvent avoir un impact majeur chez les personnes âgées en majorant ou en déclenchant des troubles graves (visuels, cognitifs, rétention urinaire, constipation). Ces effets sont cumulatifs en cas d’association de plusieurs anticholinergiques.

L’objectif de l’étude DemAsCH est de “Démasquer les anticholinergiques” pour faciliter le repérage de ces molécules et proposer une alternative thérapeutique lorsqu’elle existe. Les résultats définitifs de l’étude seront connus en 2019, et c’est bien une contribution concrète, comme le fait Medissimo depuis sa création, dans la lutte contre la iatrogénie médicamenteuse.