Nous vous en parlions en Avril 2014 lorsque cette expérimentation qui devait durer trois ans débutait. Enfin, les premiers résultats ont été publiés il y a quelques jours, en anglais, sur le site journals.plos.org

Depuis la presse (professionnelle et grand public) s’est massivement emparée du sujet et pour cause : la dispensation des médicaments à l’unité a été au coeur du programme santé de notre actuel Président de la République.

Tout d’abord remettons nous dans le contexte : cette étude ne concernait que certains antibiotiques et avait pour but de vérifier les apports de la vente de médicaments à l’unité sur le gaspillage de médicaments (et donc faire des économies) et prévenir l’auto-médication dangereuse lorsque l’on garde chez soi des boîtes déjà entamées.

Ce sont 75 pharmaciens qui ont testé la dispensation à l’unité alors que 25 officines ont servi de contrôle. 1 185 patients y ont été inclus, 907 ont bénéficié de la dispensation à l’unité.

Près de 10% de médicaments en moins ont été délivrés. Plus étonnant (pour les chercheurs) l’observance a été meilleure dans le cas de la délivrance à l’unité puisque de 65,6 % pour le groupe contrôle, elle grimpait à 91,4 % en cas de dispensation à l’unité.

Rappelons que deux études montrent qu’aller plus loin, grâce aux piluliers sécurisés, permettait d’améliorer l’observance des patients jusqu’à 96,9% (Walter Reed, USA) et jusqu’à 98% (Medissimo, France).

Par ailleurs Madame le Ministre de la Santé, Agnès Buzyn a indiqué récemment au micro de BFM TV « quand vous vendez les médicaments à l’unité, vous perdez la traçabilité de la boîte, donc il y a des risques pour les malades ». C’est exact mais ce n’est pas le cas du pilulier sécurisé lorsqu’il est couplé à un logiciel de traçabilité du circuit du médicament comme le Siapda.

medipac et application mobile - Pilulier MedissimoMadame la Ministre de la Santé attendait la publication de ce rapport avant de se prononcer. Une chose est sûre l’observance est au coeur des débats.

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