L’Inspection Générale des Affaires Sociales (IGAS) a rendu cet été son rapport de 161 pages intitulé « Pertinence et efficacité des outils de politique publique visant à favoriser l’observance ».

En préambule ses rédacteurs ont voulu se poser la question du « bon niveau d’observance », sa définition relevant de plusieurs acteurs : industriels, médecins, patients (aussi pourrions nous ajouter infirmiers, pharmaciens, aidants). S’ils partagent un même objectif (la santé), ils peuvent avoir différentes perceptions qu’il faut concilier. Savoir médical et patients acteurs.

Une chose est certaine la non-observance peut avoir des conséquences collectives importantes comme le rappel ce rapport.

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En France, l’étude récente IMS Health estime les dépenses dues à une non-observance à 9 Mds € par an. Et un travail effectué par Jalma évalue à 12 000 le nombre de morts évitables par an.

Il apparaît donc tout à fait logique que l’action publique s’empare du sujet.

Première piste évoquée, l’accompagnement et l’apprentissage avec l’éducation thérapeutique du patient (ETP), dont le cadre légal a été fixé en 2009. Les rapporteurs regrettent cependant que seulement quelques pathologies soient concernées, et de manière inégale sur le territoire. Ils soulignent cependant que « les pharmaciens d’officine s’impliquent de plus en plus dans des actions de conciliation médicamenteuse et d’accompagnement de patients, dans la préparation des doses administrées, mais leur rôle est encore modeste »…. Et que les objets connectés présentent « des formes totalement nouvelles » d’accompagnement des patients.

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Toujours sur les objets connectés l’IGAS imagine ce qu’ils impliqueront demain.

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« Le développement des objets et dispositifs médicaux connectés va profondément modifier l’exercice de la médecine »

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« Les producteurs d’objets connectés, souvent des start-up, ne sont pas rares en France. Ces entreprises ne parviendront à s’imposer sur un marché international en plein essor que si existent, en France, les conditions permettant d’assurer les bases de leur développement »

Le rapport revient également sur une expérimentation autour de l’apnée du sommeil et d’une modulation du tarif « rémunérant les activités des prestataires de service à domicile, en fonction du niveau d’observance obtenu, pris comme marqueur de la qualité de l’accompagnement« . Sur ce point la mission recommande de « ne pas s’engager dans cette voie et donc de ne pas lier le remboursement des soins à l’observance du traitement même pour une faible part ».

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« La recherche d’une bonne observance est à favoriser. Mais il ne faut pas en faire une fin en soi »

Le rapport préfère alors redéfinir le principe général d’ETP, mieux organiser leur gouvernance et en réviser le financement. Ils souhaitent également favoriser le développement d’offres de télé-suivi-accompagnement fiable, misant notamment sur les objets connectés. Pour cela ils préconisent de réglementer son organisation et son fonctionnement, de mettre en place un modèle économique capable de pérenniser ces dispositifs, et en leur libérant un espace de croissance. Enfin l’IGAS propose d’organiser l’accompagnement des prises en charge financées par l’assurance maladie.

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« En finançant les services de télé-suivi-accompagnement, faisant de la bonne observance et de la fidélisation des patients des marqueurs de la qualité de l’accompagnement »

Un rapport qui s’inscrit dans un débat sur l’avenir de la e-santé en France et le rôle que devront jouer les pouvoirs publics.

Les solutions d’observance connectée proposées par Medissimo, comme son application mobile et le pilulier connecté imedipac, vous proposent d’ores et déjà d’entrer dans cette révolution qui s’opère.

Et vous qu’en pensez-vous ?